Pipistrelle pygmée

Pipistrellus pygmaeus

Nom commun : Pipistrelle pygmée
Nom latin : Pipistrellus pygmaeus (Leach, 1825)
Famille : Vespertilionidés – ordre des Chiroptères
Période d’activité / d’observation : animal nocturne hibernant.
Statut réglementaire : espèce protégée au niveau national, en préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge France, en Annexe 4 de la Directive Habitat, et déterminante avec critères pour les ZNIEFF en Midi-Pyrénées.
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Cartographie

Descriptif et particularités

La pipistrelle pygmée est légèrement plus petite que la pipistrelle commune et très semblable. C’est la plus petite espèce d’Europe. Elle a le pelage brun roux clair à beige, et le ventre plus clair. Son pelage est également plus clair autour des yeux.

Habitat et écologie

On la retrouve principalement dans les milieux forestiers proches des cours d’eau. La colonie privilégie les gîtes dont l’accès peut directement déboucher sur une zone libre, tel le dessous de la toiture d’un bâtiment. Il existe une compétition interspécifique avec la pipistrelle commune, les deux espèces n’utilisent donc pas les mêmes gîtes.

Répartition en Midi-Pyrénées

Sa distinction avec la Pipistrelle commune est récente, ce qui fait que l’on ne connaît pas encore très bien sa répartition exacte. Elle est plus connue dans le sud de la France et le nord et l’ouest de l’Espagne. En Midi-Pyrénées, elle est au moins présente dans les vallées alluviales de l’Ariège, de l’Aveyron, du Tarn, et de la Haute-Garonne.

Menaces

Il est impossible, avec les connaissances actuelles, d’estimer l’évolution de la Pipistrelle pygmée, les données sont encore trop peu nombreuses. Sa progression sera liée les prochaines années à la sensibilisation et à l’accompagnement des propriétaires de bâtiments accueillant ses gîtes.

Fiche rédigée par Kathleen et Jean-Jacques Poupinel - Septembre 2017

Les chauves-souris peuvent-elles occuper les bâtiments ?

Certaines espèces anthropophiles fréquentent les bâtiments, notamment les greniers et les combles en été. Ces mammifères ne « pullulent » pas, les femelles se rassemblent en colonies en été où chacune met bas un seul jeune par an pendant l’été. Elles ne construisent pas de nid et ne rongent pas les matériaux, elles se posent en journée dans des « gîtes », et les seuls traces d’occupation sont leurs déjections… Certaines espèces se logent dans des fissures et d’autres dans des pièces volumineuses, suspendues au plafond ou aux poutres de charpente. Elles peuvent occuper les lieux suivants : toiture, charpente, combles, fissures de façades, volets à battants, linteaux de porte-fenêtre, cheminée, cave ou autres pièces du sous-sol.

Comment cohabiter avec des chauves-souris ?

En cas de présence de chauves-souris, il faut éviter de les déranger et de modifier leur habitat. Si vous avez prévu des travaux, évitez de les faire en période de présence des chauves-souris et évitez toute modification de leur habitat (accès, conditions lumineuses, thermiques, traitements de charpente…).

Comment favoriser la présence de chauves-souris ?

Vous pouvez faire des aménagements en faveur des chauves-souris : * Créer des ouvertures sur combles, caves… * Réserver des espaces (linteaux, fissures de façades…). * Installer des gîtes artificiels.* * Créer une mare, planter un verger et des haies d’essences locales. Pour plus d’informations et de conseils, vous pouvez nous appeler ou consulter un chiroptérologue du CEN MP : http://www.cen-mp.org/le-sos-chauve….

* Quelques modèles de gîtes artificiels :

Cartographie