Prêle des champs

Nom commun : Prêle des champs
Nom latin : Equisetum arvense
Famille : Equisétacées
Période d’activité / d’observation : tiges fertiles en mars-avril.
Statut réglementaire : aucun

Descriptif et particularités

Les prêles sont du groupe des fougères et n’ont donc pas de fleurs ni de graines. La prêle des champs possède deux sortes de tige : au début du printemps apparaît une tige courte et rougeâtre avec un épi à son extrémité. C’est cet épi qui va produire les spores. La production de spores terminée, cet épi meurt et une tige stérile va alors se développer. Les tiges stériles mesurent de 20 à 60 cm de haut (quelquefois plus) et sont constituées de segments emboîtés les uns dans les autres, très ramifiées, avec des rameaux grêles verticillés et segmentés. La reproduction des prêles est assurée par des spores. Ils tombent à terre et produisent une lame verte appelée prothalle. A la différence des autres fougères, les prêles possèdent 2 sortes de prothalles : les uns produisent les spermatozoïdes, les autres des cellules femelles. Quand le sol est humide, les spermatozoïdes s’échappent et nagent vers les cellules femelles. Il y a fécondation et production d’un œuf qui devient un petit embryon. La faiblesse de ces plantes, comme les autres fougères, est le prothalle. Il est à même le sol et porte des organes sexuels entièrement nus. Il faut en outre qu’il soit mouillé pour que les spermatozoïdes puissent s’échapper (pas d’eau : pas de reproduction).

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Prêle des champs
(Equisetum arvense)
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On l’appelle aussi « Queue de cheval » et « Queue de renard » en raison de son allure. Les prêles actuelles sont issues des plantes du Carbonifère, il y a 300 millions d’années. Elles atteignaient alors des dizaines de mètres de haut et elles ont participé à la formation de la houille.

Habitat

On la trouve dans les champs, les lieux humides et ombragés, les terrains inondables, les fossés et les bords des étangs, de la plaine à la montagne jusqu’à 2500 m. Elle est présente partout dans la région.

Menaces

Aucune menace sur cette espèce n’est actuellement à signaler.

Utilisations

Pour les utilisations médicinales, on ne prend en compte que les tiges stériles. C’est la plante la plus riche en silice, un des éléments principaux de notre organisme. Elle est reminéralisante, diurétique et hémostatique. Riches en silice, les prêles sont rudes et granuleuses au toucher. Aussi on s’en servait autrefois pour récurer les poêles, les casseroles et pour polir les bois destinés à la marquetterie. Au printemps, les tiges fertiles se mangent comme des asperges.

Sources

« Le livre des herbes » de Pierre Lieutaghi chez Actes Sud « La botanique pour jardiniers » de Brian Capon chez Belin « La prodigieuse aventure des plantes » de Jean Marie Pelt chez Fayard « Mystérieuse Prêle » de Bernard Bertrand aux éditions de Terran

Fiche rédigée par Bernard Escaut