Rat surmulot

Rattus norvegicus

Nom commun : Rat surmulot
Nom latin : Rattus norvegicus (Berkenhout, 1769)
Famille : Muridés – ordre des Rongeurs
Période d’activité / d’observation : : nocturne, peut être observé toute l’année (avec un pic d’activité du printemps à l’automne).
Statut réglementaire:statut non-applicable (NA) sur la Liste Rouge IUCN France (espèce introduite), et en préoccupation mineure au niveau mondial.
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Cartographie

Descriptif et particularités

Le rat surmulot (ou rat brun, ou encore rat gris) se distingue en taille du rat noir (Rattus rattus) par une queue plus courte que le corps : 19 à 27 cm pour le corps, 16 à 21 cm pour la queue. Il est également plus gros que le rat noir, pesant entre 231 et 475 g. Il présente un pelage hirsute, de couleur marron, avec un ventre plus clair. Les yeux et les oreilles sont d’assez petites tailles, et il est aussi caractérisé par un museau épais et obtus, biseauté.

Habitat et écologie

Commensal vivant à proximité directe de l’Homme, on peut néanmoins le trouver dans tous types de milieux, pour peu qu’il y ait de l’eau à proximité et une source de nourriture suffisante. Sociable, il vit en colonie organisée et hiérarchisée.

Le rat surmulot peut se reproduire 3 à 5 fois par an, quasiment toute l’année. La femelle met bas en moyenne 7 jeunes, après une gestation de 2 semaines, qui s’émanciperont au bout de 3 semaines. En milieu naturel, le rat surmulot creuse un terrier avec plusieurs chambres et galeries. En milieu urbain il se sert de divers matériaux pour confectionner son nid, qui est directement rattaché à une réserve alimentaire permettant à la femelle de nourrir les jeunes sans s’éloigner.

Omnivore et bien plus carnassier que le rat noir, il se nourrit de tout ce qu’il peut trouver sur son domaine vital. Il a déjà été observé se délectant d’une souris morte, encore coincée dans sa tapette. Parmi ses prédateurs, on retrouve les petits carnivores, ainsi que les rapaces (Grand-duc d’Europe majoritairement).

Répartition en Midi-Pyrénées

On retrouve cette espèce dans toute la région Midi-Pyrénées, jusqu’à 1 000 m d’altitude dans l’Aubrac. Le manque de données de certains secteurs peut s’expliquer par sa taille, qui limite la prédation par l’Effraie des clochers, dont les pelotes de réjections sont la principale source de données de présence des micrommamifères.

Menaces

Il n’y a pas de réelle menace pesant sur cette espèce, car les populations sont capables de très vite s’adapter et se reformer, malgré des campagnes de dératisations qui peuvent être entreprises dans certaines villes.

Fiche rédigée par Benjamin Piccinini et Élodie Le Souchu - Novembre 2018

Les chauves-souris peuvent-elles occuper les bâtiments ?

Certaines espèces anthropophiles fréquentent les bâtiments, notamment les greniers et les combles en été. Ces mammifères ne « pullulent » pas, les femelles se rassemblent en colonies en été où chacune met bas un seul jeune par an pendant l’été. Elles ne construisent pas de nid et ne rongent pas les matériaux, elles se posent en journée dans des « gîtes », et les seuls traces d’occupation sont leurs déjections… Certaines espèces se logent dans des fissures et d’autres dans des pièces volumineuses, suspendues au plafond ou aux poutres de charpente. Elles peuvent occuper les lieux suivants : toiture, charpente, combles, fissures de façades, volets à battants, linteaux de porte-fenêtre, cheminée, cave ou autres pièces du sous-sol.

Comment cohabiter avec des chauves-souris ?

En cas de présence de chauves-souris, il faut éviter de les déranger et de modifier leur habitat. Si vous avez prévu des travaux, évitez de les faire en période de présence des chauves-souris et évitez toute modification de leur habitat (accès, conditions lumineuses, thermiques, traitements de charpente…).

Comment favoriser la présence de chauves-souris ?

Vous pouvez faire des aménagements en faveur des chauves-souris : * Créer des ouvertures sur combles, caves… * Réserver des espaces (linteaux, fissures de façades…). * Installer des gîtes artificiels.* * Créer une mare, planter un verger et des haies d’essences locales. Pour plus d’informations et de conseils, vous pouvez nous appeler ou consulter un chiroptérologue du CEN MP : http://www.cen-mp.org/le-sos-chauve….

* Quelques modèles de gîtes artificiels :

Cartographie