Reconnaître les hirondelles

Vous trouverez sur cette page les principaux critères permettant de distinguer les 5 espèces d’hirondelles présentent en Occitanie et, surtout, de différencier leurs nids !

Connaître

Il n’existe donc pas qu’une seule, ni même deux espèces d’hirondelles en Occitanie (de même qu’en France métropolitaine), mais pas moins de 5 espèces aux mœurs parfois assez différentes.

L’Hirondelle rustique

  • Migratrice
  • Période d’observation : mars à octobre

L’archétype de l’hirondelle telle que l’imagine la plupart des gens. Silhouette fine et gracile, longs filets à la queue ; c’est une espèce plutôt rurale que l’on ne rencontre qu’en petit nombre dans les grandes villes quand elle y est présente. Son dos entièrement sombre révèle de magnifiques reflets bleus en pleine lumière. Elle occupe généralement les granges et étables ouvertes. Son nid est formé de terre et de végétaux (paille, foin), assemblés en un petit « bénitier » ouvert sur le dessus.

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Hirondelle rustique
(Cliquez pour agrandir)
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Hirondelle rustique
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Hirondelles rustiques
Notez le nid ouvert sur tout le haut
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Hirondelles rustiques
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Hirondelles rustiques
Nourrissage des jeunes

Signes distinctifs

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      • Le front et la gorge sont couleur rouge brique
      • Présence d’un collier noir
      • Le dessus est bleu / noir métallisé
      • Le dessous est variable, crème à fauve
      • Queue très échancrée avec 2 filets bien visibles chez les adultes
      • Série de taches blanches sur la queue


Son nid

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Il se trouve presque toujours à l’intérieur d’un bâtiment : étable, écurie, grange, garage, parfois même maison, exceptionnellement sous un avant-toit.

Il est accroché à une surface rugueuse et prend parfois appui sur un clou, un piton, des câbles, un tuyau ou une lampe…

Il est dans 60 à 80% des cas face à la porte ou la fenêtre.

Presque toujours construit au-dessus du vide, juste sous le plafond, il est ouvert entièrement par le haut, à la manière d’un bol.

Contrairement à l’hirondelle de fenêtre, l’hirondelle rustique utilise, en plus de la terre, des éléments végétaux pour construire son nid, qui sont souvent visibles : brins de foin ou de paille qui pendent sous le nid.


L’Hirondelle de fenêtre

  • Migratrice
  • Période d’observation : fin février à octobre

Sans doute la plus commune des hirondelles. Bien connue pour ses mœurs nidificatrices sous les avant toit des maisons, les balcons, etc. Elle se rencontre jusqu’au cœur des agglomérations où elle installe son nid fait de petites boules de boues agglomérées par la salive. Seule une petite ouverture permet l’entrée dans le nid. Il est souvent regroupé en colonie. On la reconnaît facilement à son croupion blanc qui tranche nettement avec le reste du dos sombre. Sa petite queue fourchue est nettement plus courte que celle de l’hirondelle rustique. En Midi-Pyrénées on peut encore trouver quelques colonies installées sur des falaises (Tarn et Garonne, Lot, Aveyron).

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Hirondelle de fenêtre
Adulte apportant de la nourriture aux jeunes
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Hirondelles de fenêtre
Jeunes au nid
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Hirondelles de fenêtre
Jeunes au nid
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Hirondelles de fenêtre
Jeunes au nid

Signes distinctifs

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      • Le dessus est bleu / noir métallisé
      • Le dessous est entièrement blanc pur
      • Les ailes sont plus courtes et moins pointues
      • Queue échancrée mais sans filets
      • Croupion blanc


Son nid

JPEGLe nid se situe presque systématiquement à l’extérieur d’un bâtiment : sous l’avant-toit d’une maison ou d’une autre bâtisse, au coin ou sous le rebord d’une fenêtre…

Il est accroché à une paroi rugueuse.

Son sommet touche toujours le plafond ou le surplomb - l’ouverture consiste alors en un petit hublot ménagé au moment de la construction du nid.

Il est rarement isolé, cette espèce préférant nicher en colonie. Ainsi il n’est pas rare de trouver une dizaine de nids collés les uns aux autres.

L’Hirondelle de rivage

  • Migratrice
  • Période d’observation : mars à octobre

Elle est nettement inféodée à l’eau et, comme son nom l’indique, elle construit son nid dans les berges, talus ou encore parois de gravières (parfois même en activité !). Elle ne maçonne pas de nid mais fore un « terrier » horizontal dans le substrat. Peu contrastée, elle présente toutefois un petit collier sombre et une bande pectorale qui permettent de la distinguer. Elle est également plus petite que les autres espèces.

L’Hirondelle de rocher

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Hirondelle de rocher
(Cliquez pour agrandir)
  • Migratrice partielle / sédentaire
  • Période d’observation : février à novembre, toute l’année sur certains sites

Assez grande et trapue, l’espèce est, comme son nom l’indique, très liée à la roche et elle affectionne les zones de falaises abruptes pour nicher. Elle peut parfois s’installer sur certains bâtiments (édifices religieux, château, comme c’est le cas dans certains sites de la région). Son nid ressemble à celui de l’hirondelle rustique mais sans l’utilisation de végétaux. Il est en principe plus profond. Sa silhouette puissante ne présente que peu de contrastes. Seules de petites fenêtres blanches sur la queue déployée se démarquent de l’aspect général grisâtre.


Ne pas confondre !

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Malgré des mœurs en apparence assez similaires, il ne faut pas confondre les hirondelles et les martinets ! Ils ne font pas du tout partie de la même famille, bien qu’ils exploitent à peu près le même type de proies (petits insectes volants, araignées, etc…). On rencontre en Midi-Pyrénées, comme en France métropolitaine, 3 espèces de martinets : le martinet noir, le martinet pâle, le martinet à ventre blanc. Les espèces de martinets vivant chez nous ne fabriquent pas de nids maçonnés et se contentent d’aménagements sommaires du substrat.


Il est important de rappeler que les hirondelles (comme les martinets) sont intégralement protégées par la loi. Ainsi, leur destruction comme celle de leur nid est formellement interdite.

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