Renard roux

Vulpes vulpes

Nom commun : Renard roux ou Goupil
Nom latin : Vulpes vulpes (Linnée, 1758)
Famille : Canidae – Ordre des Carnivores
Période d’activité / d’observation : Actif toute l’année, surtout la nuit et pendant la période des foins.
Statut réglementaire : espèce chassable © / espèce susceptible d’être classée nuisible (N) / préoccupation mineure (LC) aux niveaux mondial et français.
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Références citées
  6. Cartographie

Descriptif et particularités

La couleur du pelage du Renard roux est variable, mais généralement brun-roux (forme foncée appelée « renard charbonnier »). Son museau est étroit et ses lèvres blanches. Il arbore une longue queue touffue, souvent blanche au bout. Le dimorphisme sexuel est peu marqué, le mâle adulte possédant juste une corpulence plus accentuée surtout au niveau du cou et de la tête.

Habitat et écologie

Espèce plutôt des milieux ouverts, en densité plus faible dans les grands massifs forestiers, il est néanmoins présents dans des milieux très divers grâce à sa grande capacité d’adaptation. Généralement solitaire, les couples se forment jusqu’à l’émancipation des jeunes. Il utilise une technique de chasse particulière, qui lui est propre, la technique dite du « mulotage » qui consiste à bondir (sur place) sur tout Rongeur sortant de son terrier. Le gîte est souvent aménagé à partir d’un terrier de Blaireau ou de Lapin de garenne et comporte au minimum une pièce de repos et un garde-manger. Des terriers ponctuels plus simples peuvent également être aménagés dans des ronciers ou des buissons. Le rut, où les mâles se confrontent, à lieu de janvier à février. La gestation dure deux mois pour 5-6 renardeaux en moyenne, que la mère allaite pendant trois semaines. Ils seront indépendants à partir de l’automne. Animal très opportuniste, le Renard roux a donc un régime alimentaire relativement varié, avec principalement des campagnols (entre 6 000 et 10 000 par an) mais également oiseaux, lapins, poissons, insectes, baies, graminées, céréales, ou encore quelques charognes en fonction des saisons et de la disponibilité géographique. Un comportement de stockage à souvent été mis en évidence chez le Renard roux.

Répartition en Midi-Pyrénées

Très largement répandu, il est présent de façon homogène dans les huit départements de Midi-Pyrénées, jusqu’à 2 500 mètres d’altitude. Il s’aventure même aux frontières des villes.

Menaces

De multiples campagnes de destruction se sont succédées, alliant empoisonnement, tir et piégeage mais le Renard roux a toujours réussi à se maintenir grâce à ses formidables capacités d’adaptation. Les principaux reproches faits au Renard roux, et qui servent à justifier ces campagnes, sont le risque sanitaire puisque le Renard roux peut véhiculer certaines maladies transmissibles à l’Homme (rage, échinococcose alvéolaire), et la prédation sur les volailles. Pour cette dernière, même si son impact ne peut être nié notamment en période d’élevage des jeunes, il est souvent surestimé (les volailles ne représentant pas la majorité de son régime alimentaire). Les individus évoluant plutôt en milieu périurbain sont eux victimes de collisions routières. En montagne, le Renard roux peut être prédaté par l’Aigle royal.
Fiche rédigée par Julien Albert - mars 2016

Cartographie