Rhinolophe euryale

Nom commun : Rhinolophe euryale
Nom latin : Rhinolophus euryale
Famille : Rhinolophidés - ordre des Chiroptères
Période d’activité / d’observation : observable toute l’année, hiberne en hiver
Statut réglementaire : Dc, P, DH2, DH4, Fr : NT /Eu : NT

Descriptif et particularités

De taille intermédiaire entre le Petit et le Grand Rhinolophe, le Rhinolophe euryale ne s’enveloppe jamais complètement dans ses ailes durant l’hibernation et les individus restent très espacés les uns des autres. Son ventre blanc rosé et son fond d’oreille rosé aident à le distinguer des deux autres espèces. L’espèce est encore moins fréquente que ses deux cousins.

Habitat et écologie

Le Rhinolophe euryale est une espèce troglophile et affectionne donc les régions karstiques. En Midi-Pyrénées, il fréquente tous les types de milieux souterrains (grottes, tunnels, carrières, anciennes mines, etc.), mais quelques rares colonies anthropophiles font exception. Les colonies réunissent de plusieurs dizaines à 2000 individus. Les naissances s’étalent de mi-juin et jusque mi-juillet. Le Rhinolophe euryale chasse dans des habitats mosaïques associant lisières, prairies et milieux boisés, avec une composante arborée privilégiant les feuillus autochtones. Il suit les éléments linéaires du paysage pour rejoindre ses terrains de chasse et peut s’éloigner d’une dizaine de kilomètre de ses gîtes (Némoz & Brisorgueil, 2008).

Répartition en Midi-Pyrénées

Cette espèce méditerranéenne, largement répandue en Espagne (Palomo et al., 2007), est répandue dans la moitié sud de la France avec de grandes disparités, les trois régions Aquitaine, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées accueillant près de 80% des effectifs, alors que l’espèce est quasi éteinte en PACA.

Menaces

L’évolution des effectifs de Rhinolophe euryale est alarmante, la majorité des colonies suivies montrent un déclin important, voire la disparition de certaines colonies. La récente découverte de nouveaux gîtes de plusieurs centaines d’individus dans le Lot (Milhas, 2002) laisse un peu d’espoir.

Les colonies de mise bas et d’hibernation sont fragiles à tout dérangement. L’espèce est menacée par la régression de ses habitats de chasse, conséquence de la fragmentation des habitats (liée à l’intensification de l’agriculture, le développement du réseau routier, l’urbanisation), et la surmortalité consécutive aux nouveaux aménagements et pratiques associées (collisions routières, intoxications…). Les populations se maintiennent dans les paysages reculés préservés.

Fiche rédigée par Cathie Boléat

Références citées

Milhas C, 2002. Analyse géomorphologique des cavités à colonies de Chiroptères du Lot. In : Compte-rendu des Rencontres Chiroptères Grand Sud 2002. Buoux (Vaucluse), 5-6 octobre 2002. SFEPM, Toulouse, 28-30. Némoz M. & Brisorgueil A. (coord.), 2008. Connaissance et conservation des gîtes et habitats de chasse de 3 Chiroptères cavernicoles. SFEPM, Paris, 104p. Palomo L. J., Gisbert J. & Blanco J. C., 2007. Atlas y Libro Rojo de los Mamíferos Terrestres de España. Dirección General para la Biodiversidad-SECEM-SECEMU, Madrid, 588 pp.