Rosier de France

Rosa gallica

Nom commun : Rosier de France
Nom latin : Rosa gallica L.
Famille : Rosacées
Période d’activité / d’observation : mai - juin
Statut réglementaire : Protégée au niveau national (arrêté du 20/01/82)

Descriptif et particularités

Malgré sa faible taille, cette rose ne passe guère inaperçue en raison de la couleur rose foncé à rouge de ses fleurs qui apparaissent dès la mi-mai. Par rapport aux autres rosiers sauvages de la région, la Rose de France forme des buissons plutôt bas (rarement plus de 80 cm) car ses tiges peu rigides se recourbent assez vite. Les épines sont fines et courtes mais nombreuses, jusque sur la face inférieure de l’ovaire, les feuilles sont poilues sur la face inférieure, les fruits (cynorhodons), petits et rouges, sont munis de poils glanduleux. Les fleurs des individus sauvages possèdent généralement 5 pétales fortement colorées et une corolle bien ouverte aux anthères jaune vif. Comme cette rose est à l’origine de nombreuses variétés cultivées, on peut trouver dans la nature des individus d’origine horticole avec souvent des pétales multiples cachant le cœur, ainsi que des hybrides.

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Fruit de Rosa gallica
Fruits plutôt cylindriques (plus allongés chez l’églantier), devenant rouge foncé, avec des poils glanduleux (au moins à la base, à la jonction avec le pédoncule)

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Tiges recouvertes d’aiguillons inégaux

Habitat et écologie

La Rose de France est une espèce de lumière que l’on rencontre le plus souvent dans les milieux ouverts. Elle affectionne les lisières, talus, haies, bords de fossé, accotements de routes et de chemins, mais on peut aussi la rencontrer dans les bois à la faveur de clairières ou en bordure de sentiers. Elle préfère de loin les terrains à dominante acide.

Répartition en Midi-Pyrénées

La Rose de France atteint dans notre région sa limite occidentale. Elle est présente dans le Lot, le Tarn-et-Garonne, le Gers, la Haute-Garonne ; les individus de l’Aveyron sont considérés comme naturalisés. Le nord de la Haute-Garonne et notamment le secteur situé en gros entre la forêt de Bouconne et l’agglomération toulousaine présente une densité remarquable, ce qui donne à ce territoire une forte responsabilité dans sa préservation y compris à une échelle nationale.

Menaces

L’espèce a fortement régressé ces dernières décennies où elle a disparu de nombreux départements, ce qui a justifié sa protection. Les stations sont particulièrement menacées par la destruction directe liée à la suppression des haies, l’élargissement de routes et de chemins, le recalibrage des fossés. L’entretien des bords de routes peut aussi être identifié comme préjudiciable, mais sa présence est de plus en plus prise en compte par les gestionnaires. Les travaux agricoles courants peuvent aussi avoir des conséquences néfastes (épandage d’herbicides). La population de l’ouest toulousain est particulièrement menacée car située dans une zone à l’urbanisation galopante.

Fiche rédigée par Jérôme Calas

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