Salamandre tachetée

Salamandra salamandra

  • Nom commun : Salamandre tachetée
  • Nom latin : Salamandra salamandra
  • Famille : Salamandridae
  • Période d’activité / d’observation : toute l’année dès qu’il fait doux et humide (pluvieux), nocturne
  • Statut réglementaire : intégralement protégée au niveau national

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Galerie
  6. Cartographie


Descriptif et particularités

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Salamandra salamandra fastuosa
Baronnies (Hautes-Pyrénées)

C’est l’un des plus grands amphibiens à queue (ou urodèles) d’Europe. Elle a un aspect général élancé, mais des pattes courtes et une queue cylindrique également assez courte. Sa longueur totale est de 15 à 20 cm pour l’adulte.

La coloration est variable, la plupart sont noires avec des taches ou des bandes jaunes vives, le tout sur un corps très brillant. Certains individus sont plus noirs avec peu de couleur jaune, d’autres ont la couleur jaune qui prédominent. Chaque spécimen a une disposition des tâches qui est unique, permettant la reconnaissance individuelle.

Les couleurs vives indiquent « danger » pour les prédateurs. En effet, les glandes situées en arrière de la tête et sur son dos produisent une sécrétion toxique. Elles rendent la salamandre immangeable pour la plupart des prédateurs, mais elle n’est pas dangereuse pour l’homme. Rappelons que c’est un animal protégé.

Habitat et écologie

La salamandre tachetée est un animal typique des forêts, elle préfère les forêts de feuillus : hêtraies, chênaies, charmaies mais peut aussi s’installer dans les forêts mixtes. Il lui faut également un point d’eau à proximité, pour la reproduction : mare, ruisseau ou ruisselet, ornière, fossé. De simples flaques sont souvent suffisantes.

La salamandre est surtout nocturne. Le jour, elle se cache sous les pierres, les souches pourries, les racines ou dans les galeries de rongeurs abandonnées. Mais cependant, elle peut sortir le jour lors de fortes pluies. Elle hiverne quand les températures deviennent froides mais redevient active au moindre redoux. En automne et jusqu’au printemps, la femelle dépose ses larves dans les points d’eau. Il n’y a pas de ponte (elle est ovovivipare).

Répartition en Midi-Pyrénées

Deux sous-espèces existent dans notre région : Salamandra salamandra terrestris (majeure partie de Midi-Pyrénées) et Salamandra salamandra fastuosa (partie pyrénéenne des Hautes-Pyrénées et de la Haute-Garonne, présence probable dans le sud-ouest de l’Ariège). Ces deux sous-espèces sont difficiles à distinguer sur la simple base de leur aspect visuel. La première, largement répandue en France, est plutôt grande et son dos porte deux séries parallèles de taches jaunes qui forment souvent deux bandes discontinues.

La seconde, endémique de l’ouest des Pyrénées et de la Cordillère Cantabrique, est caractérisée par une tendance vivipare (les larves viennent au monde presque entièrement métamorphosées), une plus petite taille et une proportion beaucoup plus élevée d’individus à coloration jaune dominante dans les populations (le dos porte souvent deux larges bandes jaunes continues). Évidemment, dans la mesure où ces deux sous-espèces ne sont pas isolées géographiquement, on observe de nombreux individus d’aspect intermédiaire ici et là, dont la fréquence augmente à mesure qu’on s’approche des Pyrénées occidentales (les gènes, ça circule !)

Menaces

La principale menace est l’action de l’homme sur les milieux : disparition des zones humides, fragmentation des habitats, pollution des eaux des sites de reproduction, mortalité sur les axes routiers.

Fiche rédigée par Natacha Macquet

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