Sittelle torchepot

Sitta europaea

  • Nom commun : Sittelle torchepot
  • Nom latin : Sitta europaea
  • Famille : Sittidés
  • Période d’activité / d’observation : sédentaire
  • Statut réglementaire : protégé, préoccupation mineure sur les listes rouges nationale et mondiale

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Galerie
  6. Cartographie


Descriptif et particularités

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Immanquable par ses émissions sonores variées et par ses aptitudes à la grimpe, la Sittelle torchepot est un petit oiseau trapu avec une queue très courte. Son plumage est gris bleu sur le dos et le ventre se colore d’ocre-orangé, variable selon les individus, et principalement visible au niveau du croupion. Les joues blanches contraste avec le bandeau noir sur l’œil qui lui donne une allure originale. Trapue elle mesure moins de 15 cm pour une vingtaine de grammes.

Habitat et écologie

La Sittelle torchepot est un oiseau des « troncs » plus que des bois au sens strict. Elle se satisfait de grands arbres aux écorces sillonnées, fréquentant aussi bien les forêts matures que les parcs urbains et les jardins.

Avec ses griffes elle peut s’agripper à l’écorce dans toutes les positions sans prendre appui sur sa queue (à la différence des pics et des grimpereaux). Elle parcourt ainsi les troncs et les branches dans tous les sens, parfois la tête à l’envers !

Elle se nourrit d’insectes et d’araignées qu’elle débusque dans l’écorce mais ne dédaigne pas l’hiver de venir récupérer des graines de tournesol dans les mangeoires des jardins. Elle va souvent cacher son butin pour des jours moins fastes.

Elle niche dans des cavités diverses (vieux arbres, bâtiments) et peut occuper des nichoirs voire des endroits plus incongrus comme une boîte aux lettres ! Si l’orifice est trop important elle le réduit en maçonnant un torchis fait de boue, capacité qui lui a valu son nom !

La femelle dépose dans le nid 6 à 8 œufs blancs qui éclosent au bout de 13 à 18 jours. Nourris d’insectes par les 2 parents, les petits quittent le nid au bout de 23 à 26 jours.

Répartition en Midi-Pyrénées

Présente dans toute l’Europe la Sittelle torchepot est également très bien représentée en Midi-Pyrénées, se rencontrant de la plaine jusqu’en montagne en dessous de 1600m d’altitude. Les zones boisées, plutôt de feuillus, forêts ou parcs comprenant de vieux arbres, ont sa préférence.

Menaces

Les populations régionales, si elles peuvent montrer quelques variations par endroit, demeurent globalement stables. La Sittelle torchepot devrait bénéficier de l’expansion forestière et du vieillissement de certains massifs. A l’inverse, les noyaux présents en zone urbaine pourraient être gêné par un étalement urbain trop important et surtout des modes de gestions trop interventionnistes. La Sittelle torchepot, à l’image d’autres cavicoles, représentent donc en ville d’excellents ambassadeurs des arbres sénescents et morts, appelant à une modification de nos perceptions des espaces verts urbains.

Fiche rédigée par Danielle et René Peltier

« J’ai trouvé un oiseau blessé. »
La première chose à faire et de garder son calme et de le couvrir avec une couverture, une veste, un tissu, … afin de l’immobiliser sans risque. Ensuite, déposez-le dans un carton (pas de cage !) préalablement percé de petites aérations et adapté à sa taille (ni trop grand, ni trop petit), que vous placerez dans un endroit calme et tempéré. Pour finir, contactez rapidement le centre de sauvegarde de la faune sauvage ou l’association naturaliste le plus proche afin d’obtenir des conseils sur les modalités de transport. RAPPELONS que le transport d’espèces sauvages pour toute autre situation que celle-ci est interdit. Et leur conservation chez soi l’est tout autant, même pour quelques jours. L’objectif d’une telle intervention étant de relâcher le plus rapidement possible l’animal dans son milieu.

« J’ai trouvé un oisillon tombé du nid. »
Si l’oisillon est en duvet ou peu emplumé, que son nid est intact et que vous y avez accès, vous pouvez le remettre à l’intérieur. Les oiseaux ayant un odorat beaucoup moins développé que les mammifères par exemple, le fait de toucher le jeune n’aura pas d’impact sur le retour des parents. Si l’oisillon est bien emplumé et qu’il sautille au sol c’est qu’il est presque volant. Dans ce cas vous pouvez simplement le placer en hauteur (branche, haie, …) afin de le mettre à l’abri d’éventuels dangers (chats, routes, …).

« Un oiseaux s’est cogné dans ma baie vitrée. »
Les grandes surfaces vitrées sont en effet de véritables pièges pour les oiseaux qui peuvent les heurter en plein vol. Dans la plupart des cas l’oiseau vit encore, il est juste un peu sonné. Dans une telle situation ramassez la petite victime, déposez-la dans une boîte ou un carton (adapté à la taille de l’oiseau, ni trop grand ni trop petit) muni de trou d’aération et laissez-le reprendre ses esprits dans un endroit calme pendant une petite heure. Dès qu’il aura repris connaissance, relâchez-le à l’extérieur (et loin des vitres !). S’il ne repart pas de lui-même, vous pouvez consulter un centre de soin et de sauvegarde de la faune sauvage. Afin d’éviter ce genre d’événements vous pouvez simplement poser des rideaux, des stores ou encore des stickers qui atténueront la transparence ou l’effet miroir de vos vitres. Pour plus de conseils et de renseignements, vous pouvez contacter l’association par téléphone 0967038407 / 0534319790 ou à l’adresse suivante mediationfaune@naturemp.org

« Je souhaite accueillir les oiseaux dans mon jardin. »

Les jardins (et certains balcons ou terrasses) sont, à petite échelle, de véritables écosystèmes regorgeant d’une formidable biodiversité. Si vous souhaitez y accueillir davantage d’espèces d’oiseaux, vous pouvez très facilement, et à moindre frais, leur offrir le gîte en installant des nichoirs. Ce genre d’aménagements permettra aux oiseaux d’une part de trouver facilement des endroits favorables pour nicher et d’autre part pour vous de faire de très belles observations… et pourquoi pas des photographies ! Enfin les oiseaux sont de formidables auxiliaires qui consomment naturellement insectes et autres invertébrés et évitent ainsi l’utilisation de pesticides et autres produits phytosanitaires. C’est donnant donnant !
Pour plus d’informations et de conseils sur la pose de nichoirs n’hésitez pas à consulter notre page dédiée.

« Que puis-je donner à manger aux oiseaux ? »
Premier principe : pas de nourrissage l’été ! Un nourrissage abusif pourrait en effet entraîner des changements de comportements néfastes à l’oiseau et/ou favoriser la propagation de maladies. En hiver, il ne faut pas perdre de vue que les oiseaux ne comptent pas sur vous pour les nourrir. Il est cependant possible de leur donner un petit coup de pouce, en janvier et février, quand il fait vraiment froid et que les ressources se raréfient. Pour cela on privilégie les graines (le tournesol étant une valeur sûre !), les fruits, éventuellement des « pâtés » pour insectivores ou des boules de graisse (tout cela se trouvant facilement dans le commerce) et on évite pain, lait et restes de table salés, très nocifs pour l’organisme de l’oiseau. Le mieux étant de disposer le tout dans une mangeoire, inaccessible aux prédateurs. Pensez aussi, en période de gel, à maintenir dégagés des points d’eau.
Pour plus d’informations et de conseils sur le nourrissage de oiseaux et la pose de mangeoires n’hésitez pas à consulter notre page dédiée.

(Conseils rédigés par Charlotte BRESSON)


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