Tamier commun

Tamus communis

Nom commun : Tamier commun, Herbe aux femmes battues
Nom latin : Tamus communis
Famille : Dioscoréacées
Période d’activité / d’observation : avril- juin
Statut réglementaire : aucun

Descriptif et particularités

C’est une plante grimpante dont la technique d’escalade consiste à s’enrouler sur son support. C’est un excellent moyen pour identifier la plante. Les feuilles sont alternes et en forme en cœur. C’est une plante dioïque. Les fleurs, très petites, verdâtres, sont disposées en grappes lâches à l’aisselle des feuilles. Les fruits sont des baies rouges avec un diamètre de 1 cm environ et contenant 2 à 6 graines rougeâtres, dures et globuleuses. Ils sont toxiques. Si on consomme plus de 20 baies, cela peut occasionner une dépression du système nerveux central qui peut aller jusqu’au décès. La racine est un gros rhizome vertical, noir à l’extérieur, blanc à l’intérieur, qui peut peser plusieurs kilos.

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Tamier
(Tamus communis)
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On l’appelait « herbe aux femmes battues » car son rhizome était utilisé autrefois pour soulager les ecchymoses.

Habitat et écologie

Lisières des bois, haies, buissons. Présent partout dans la région, de la plaine à la montagne.

Menaces

Aucune menace sur cette espèce n’est actuellement à signaler

Utilisations

Les jeunes pousses de tamier se consomment comme des asperges. La caractéristique de cette plante : des fruits très toxiques mais possibilité de consommer les jeunes pousses (depuis l’Antiquité). Au premier siècle, Dioscoride écrit : « ses premiers tendrons sont bons à manger tout ainsi que les autres herbes du jardin ». En Midi-Pyrénées (Haute Garonne, Aveyron, Tarn) les jeunes pousses sont appelées « respunchus », et à la saison, on rencontre des cueilleurs sur tous les chemins de la région. On peut les consommer en vinaigrette ou en omelette, mais elles ont toutefois une saveur amère. Attention : les pousses doivent être récoltées jeunes ; plus vielles, elles contiennent des principes toxiques. On a utilisé autrefois son rhizome pour soulager les contusions et les ecchymoses. Cet usage a été abandonné mais on rencontre encore sur les marchés des personnes qui vendent du tamier sans dire son nom mais en vantant ses mérites. Il est utilisé par les homéopathes sous forme de teinture.

Sources

« Ces précieuses plantes de Méditerranée » du docteur Yvan Avramov chez Edisud « Plantes sauvages comestibles et toxiques » de F. Couplan chez Delachaux et Niestlé

Fiche rédigée par Bernard Escaut