Triton palmé

  • Nom commun : Triton palmé
  • Nom latin : Lissotriton herveticus
  • Famille : Salamandridae
  • Période d’activité / d’observation : février à juillet
  • Statut réglementaire : Intégralement protégé

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Galerie
  6. Cartographie


Descriptif et particularités

Triton palmé (© Claudine Delmas)C’est le plus petit de nos tritons : il ne mesure pas beaucoup plus de 9cm de long à l’âge adulte. Sa coloration peut être plus ou moins foncée mais reste dans les tons brunâtres. Le ventre plus clair peut présenter une coloration orangée. En phase terrestre, la peau du dos a un aspect plus mat et comporte une bande claire irrégulière parcourue par une ligne vertébrale orange. En phase aquatique, la peau est lisse et on distingue aisément le mâle nuptial de la femelle : il aborde une coloration plus contrastée (un masque sombre s’étend depuis le museau jusqu’au cou, en passant par l’iris de l’œil, et les flancs sont ponctués de taches sombres) ainsi qu’une crête dorsale basse (moins d’1mm de haut). On le reconnait également à ses fortes palmures sombres aux pattes postérieures et à sa queue prolongée par un filament allongé. La femelle ne présente pas ces derniers caractères, sa coloration est plus uniforme et sa silhouette est souvent plus arrondie. Les juvéniles mesurent aux alentours de 4 à 5cm, ils sont plus clairs (beige-orangé) que les adultes et ne présentent pas de taches noires. Les larves sont claires (jaunâtre) et de coloration uniforme, sans liseré blanc ni taches sombres.

Habitat et écologie

Le Triton palmé adulte n’utilise les milieux aquatiques que pour la période de reproduction. Il est qualifié d’ « ubiquiste » car on peut le trouver dans presque tous les points d’eau stagnante de taille plus ou moins modeste : étangs, mares, ornières inondées, bras morts de rivière, abreuvoirs…

Après avoir succombé à la parade nuptiale du mâle (vidéo), la femelle pond ses œufs un par un sous les feuilles de végétaux immergés. Les larves éclosent au bout de quelques semaines et se métamorphoses en juvéniles un à trois mois plus tard (en climat plus froid, il arrive que certaines larves passent l’hiver sous l’eau, et se métamorphosent l’année suivante). Les jeunes restent en phase terrestre jusqu’à la maturité sexuelle atteinte aux alentours de 3 ans. Cette phase est assez mal connue mais le Triton palmé étant considéré comme peu exigeant, la litière d’une simple haie ou d’un bosquet suffiraient à l’abriter. Les adultes s’alimentent principalement d’invertébrés aquatiques et terrestres, mais il est fréquent de les rencontrer sur des pontes de grenouilles, dont ils consomment les têtards. Il arrive parfois qu’ils consomment des larves de leur propre espèce.

Répartition en Midi-Pyrénées

Le Triton palmé est très commun, il est présent partout dans la région depuis le niveau de la mer à 2500m d’altitude dans les Pyrénées.

Menaces

Du fait de sa forte présence sur le territoire le Triton palmé pourrait apparaître comme peu menacé. En effet, si en Midi-Pyrénées l’animal semble se porter bien, ce n’est pas le cas des populations situées aux limites de l’aire de répartition de l’espèce (notamment Alpes et Provence en France). De plus, même s’il est possible de trouver des individus au sein de milieux assez fortement dégradés, la viabilité de ces « populations » sur le long terme n’est pas garantie, et il est important de noter que la tolérance de l’espèce s’arrête à un certain niveau de pollution des points d’eau.

Rédaction Marion Jouffroy
Dernière mise à jour : 27/04/2014