Uroctée de Durand

Uroctea durandi

  • Nom commun : Uroctée de Durand
  • Nom latin : Uroctea durandi
  • Famille : Oecobiidae
  • Période d’activité / d’observation : toute l’année
  • Statut réglementaire : aucun

  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Galerie
  6. Cartographie


Descriptif et particularités

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C’est une araignée sombre de taille moyenne (pour l’arachnofaune française en tout cas : la femelle atteint 12 mm) dont les pattes et le céphalothorax présentent une jolie coloration noirâtre à nuances vaguement acajou. L’abdomen, velu et velouté, est assez franchement noir. Cette espèce est facilement identifiable à sa morphologie (céphalothorax quasi-circulaire) et, surtout, à la présence de quatre taches pâles (jaunes à blanchâtres) très visibles sur la face supérieure de l’abdomen. En outre, la toile de l’Uroctée de Durand ne ressemble à celle d’aucune autre araignée indigène, et permet dans la plupart des cas une identification fiable : faite d’une soie blanche très épaisse et opaque, elle ressemble à une sorte de coque aplatie, la plupart du temps fixée sous de grosses pierres plates. Des câbles tenseurs robustes rayonnent depuis les bords de l’ouvrage, au centre duquel sont souvent accrochés des restes de proies (pièces détachées diverses : élytres, pattes, segments abdominaux…), des débris végétaux ou les mues de la propriétaire. L’araignée, très discrète, se tient cachée dans une loge dissimulée au cœur de son alcôve immaculée.

Habitat et écologie

Uroctea durandi est liée à des habitats chauds et secs très ensoleillés, à affinités méditerranéennes marquées : c’est dans les pelouses, landes et bois clairs exposés plein sud, sur roche mère calcaire ou schisteuse affleurante, qu’on a le plus de chances de l’observer. La présence d’espèces très méridionales est un bon indicateur : lavandes, Chêne vert, Phyllaires, Erable de Montpellier, Lézard ocellé…

Répartition en Midi-Pyrénées

Cette araignée, réputée "méditerranéenne", était considérée comme une rareté régionale (en ex- Midi-Py.) jusqu’à ce qu’on la découvre dans de nombreuses stations supra-méditerranéennes des Pyrénées et du Massif central. En effet, son aire de répartition française précédemment connue n’intéressait quasi-exclusivement que les départements méditerranéens, autrement dit des zones soumises au climat du même nom (en gros, la zone de culture de l’Olivier). L’Uroctée de Durand n’a que tardivement été découverte dans la région, en Ariège (années 1960). Ces dernières années, cette araignée a fait l’objet d’une pression d’observation très supérieure à celle du passé et a été trouvée dans de nombreuses vallées notamment, toujours au sein de zones présentant un caractère chaud et sec marqué. Sur reliefs schisteux, l’inspection méticuleuse des fissures planes donne d’excellents résultats, les toiles et les câbles tenseurs/avertisseurs étant facilement repérables.

Menaces

Aucune menace clairement identifiée ne pèse sur cette espèce.

Fiche rédigée par Gilles Pottier

Galerie...