Vespère de Savi

Hypsugo savii

Nom commun : Vespère de Savi
Nom latin : Hypsugo savii
Famille : Vespertilionidés– Ordre des Chiroptères
Période d’activité / d’observation : observé uniquement en été (à ce jour)
Statut réglementaire : P, DH4, LC/LC
  1. Descriptif et particularités
  2. Habitat et écologie
  3. Répartition en Midi-Pyrénées
  4. Menaces
  5. Cartographie

Descriptif et particularités

Le Vespère de Savi a la face et les membranes d’un noir anthracite. Son pelage dorsal est long et brun et peut présenter des mèches plus claires, celui du ventre est blanc cassé tirant sur le jaune. Il est muni d’oreilles courtes et bien rondes avec un tragus court, épais et élargi à son extrémité. Il a la particularité d’avoir une petite queue visible (3-4 vertèbres dépassent de l’uropatagium).

Habitat et écologie

Le Vespère de Savi est une espèce rupestre. En hiver, il occupe principalement les anfractuosités des parois de falaises, dans lesquelles il se blottit profondément ce qui le rend peu visible. On peut également le trouver dans les grands monuments en ville (ce qui pourrait expliquer son extension au nord). En été, il occupe principalement les fissures et lézardes des falaises mais peut aussi utiliser les disjointements des ponts. Les individus, solitaires, sont rarement fidèles à leurs gîtes au-delà de quelques jours. Les colonies de reproduction comptent peu d’individus (de 5 femelles jusqu’à 40) et les naissances ont lieu en juin et juillet.

Cette espèce chasse au-dessus des arbres, en plein ciel, mais aussi le long des falaises et sur les points d’eau. Le Vespère de Savi peut partir en chasse bien avant le coucher du soleil, et il est tout à fait possible de voir voler des juvéniles solitaires en plein après-midi.

Leur vol est rapide et rectiligne avec une grande amplitude et une décomposition du mouvement de l’aile bien prononcées. En Europe, elle est quasiment la seule chauve-souris à pratiquer le vol plané sur plusieurs dizaines de mètres. Le Vespère de Savi utilise les ascendances thermiques (surtout en début de soirée) pour chasser en altitude à une centaine de mètres. Il lui arrive de se laisser tomber et de changer subitement de trajectoire. Ensuite il reprend de l’altitude avec un vol battu puissant. Les vents forts ou les températures basses ne l’empêcheront pas d’être actif.

Répartition en Midi-Pyrénées

Il est actuellement connu dans la plupart des zones de falaises, des Pyrénées à la Montagne Noire, dans les Monts de Lacaune et les Grands Causses, en passant par des vallées encaissées comme les gorges de l’Aveyron et de la Truyère. Contrairement à d’autres régions, il semble absent des zones de plaine mais les recherches doivent se poursuivre pour affiner cette répartition.

Menaces

Les aménagements, la fréquentation et le nettoyage de voies d’escalade en falaise sont une des principales menaces qui pèsent sur l’espèce puisqu’ils peuvent provoquer la perte de gîtes favorables. Du fait de son activité de chasse en altitude, le Vespère de Savi est également menacé par l’implantation de parcs éoliens (collisions avec les pales) et comme pour beaucoup d’autres espèces, les collisions routières font des victimes.

Fiche rédigée par Xavier Pessey et Hélène Dupuy - mars 2016

Les chauves-souris peuvent-elles occuper les bâtiments ?

Certaines espèces anthropophiles fréquentent les bâtiments, notamment les greniers et les combles en été. Ces mammifères ne « pullulent » pas, les femelles se rassemblent en colonies en été où chacune met bas un seul jeune par an pendant l’été. Elles ne construisent pas de nid et ne rongent pas les matériaux, elles se posent en journée dans des « gîtes », et les seuls traces d’occupation sont leurs déjections… Certaines espèces se logent dans des fissures et d’autres dans des pièces volumineuses, suspendues au plafond ou aux poutres de charpente. Elles peuvent occuper les lieux suivants : toiture, charpente, combles, fissures de façades, volets à battants, linteaux de porte-fenêtre, cheminée, cave ou autres pièces du sous-sol.

Comment cohabiter avec des chauves-souris ?

En cas de présence de chauves-souris, il faut éviter de les déranger et de modifier leur habitat. Si vous avez prévu des travaux, évitez de les faire en période de présence des chauves-souris et évitez toute modification de leur habitat (accès, conditions lumineuses, thermiques, traitements de charpente…).

Comment favoriser la présence de chauves-souris ?

Vous pouvez faire des aménagements en faveur des chauves-souris : * Créer des ouvertures sur combles, caves… * Réserver des espaces (linteaux, fissures de façades…). * Installer des gîtes artificiels.* * Créer une mare, planter un verger et des haies d’essences locales. Pour plus d’informations et de conseils, vous pouvez nous appeler ou consulter un chiroptérologue du CEN MP : http://www.cen-mp.org/le-sos-chauve….

* Quelques modèles de gîtes artificiels :

Cartographie